Le but de la méditation est de rendre notre esprit calme et paisible. Si notre esprit est paisible, nous serons libérés des soucis, et nous ferons l’expérience d’un bonheur et d’un contentement profond qui vient de l’intérieur. En nous entraînant progressivement à la méditation, notre esprit devient de plus en plus pur. Finalement nous en venons à être toujours heureux, même dans les circonstances les plus difficiles. Une pratique régulière contribue également à être plus concentré et efficace dans notre travail. Elle aide à réduire le stress et l’anxiété.

LE CORPS
Zazen, c'est simplement s'asseoir "assise juste" les jambes croisées(sur une chaise, comme indiqué sur la photo), le dos droit, sans bouger, comme une montagne; la respiration calme, concentrée sur la posture, en silence, en paix, sans agitation. C'est se donner la possibilité de se rencontrer "ici et maintenant" dans cet espace qu'est notre corps et notre esprit. Ce n'est rien d'autre que le retour à la condition normale du corps et de l'esprit
Vous pouvez parfaitement bien méditer sur une chaise ordinaire ou un fauteuil de bureau. La seule chose à faire est de hausser les pieds arrière de la chaise d’environ 4 centimètres. Cela penche la chaise en avant, ce qui vous permet d’être assis droit sans avoir à r

aidir le dos ou à vous appuyer contre le dos de la chaise. Vous pouvez pour cela vous servir de blocs de bois, ou même de livres. La p
ersonne qui médite sur cette photo a sans doute besoin de hausser son siège de 2 ou 3 centimètres pour être assise plus droit. Quand je me sers d’une chaise pour méditer, j’aime avoir juste le bas de la colonne vertébrale qui touche l’arrière de la chaise
. Il vaut mieux ne pas s’appuyer sur le dos de la chaise : je crois que cela entrave le succès. Posez vos mains sur les cuisses, les paumes vers le bas. Posez vos pieds à plat le sol si vous pouvez. Si vos jambes sont très longues ou très courtes par rapport à celles de la chaise, cela ne sera peut-être pas possible. Si vos pieds ne touchent pas le sol, vous pouvez les reposer sur quelque chose, (par exemple une couverture pliée). Si vos jambes sont trop longues pour la chaise, trouvez une autre chaise, ou un coussin pour mettre sur
le siège et vous hausser. Certains fauteuils de bureau sont parfaits pour méditer. Ajustez le siège pour qu’il soit légèrement penché en avant, et assurez-vous que le dossier ne touche que très peu le bas de votre dos. Ajustez la hauteur pour que vos pieds
soient à plat sur le sol.
Votre posture doit vous permettre de vous détendre et d’être confortable.
vous pensez peut-être que ça fait classe d’être assis en
tailleur, mais si vous n’êtes pas assez souple, vous n’allez faire que souffrir ! Rendez-vous la vie facile. Choisissez une position qui vous convient.
pour voir toutes les postures et les mauvaises positions
http://france.wildmind.org/posture
L'ESPRIT
En fait, l’attitude selon laquelle on est trop
distrait pour méditer trahit une idée fausse de ce qu’est la
méditation. (Incidemment, ce n’est pas un problème
d’avoir une telle idée fausse : comment ne pas commencer par
avoir des idées fausses au sujet de quelque chose dont on ne sait à
peu près rien ?)
L’idée sous-tendant la méditation est que nous
ne cherchons pas à avoir des « méditations parfaites », comme un
gymnaste voulant avoir 10 sur 10 à une compétition, mais que nous
faisons un travail de base pour développer notre esprit, un peu
comme si nous allions faire des exercices physiques. Si nous nous
entraînons, il n’est pas très utile de penser « Oh, je ne
peux pas m’entraîner, je ne suis pas en forme, ou je ne suis
pas assez fort. » On le sait bien, le but de l’entraînement
est de partir du point où nous en sommes, et de développer notre
forme et notre force. C’est la même chose avec la méditation.
Si nous sommes très distrait, ou très anxieux, ou si nous sommes
sans cesse irrité par les sons de notre environnement quand nous
essayons de méditer, c’est avec cela que nous commençons,
c’est notre matériau de base. La méditation nous aide à
prendre conscience de ces tendances habituelles, et à travailler
avec elles pour qu’elles prennent moins de place dans notre
vie, afin que nous devenions moins distrait et moins anxieux, et
que nous acceptions plus ce qui est. Et tout comme pour
l’entraînement sportif, où nous ne devenons pas un athlète
accompli du jour au lendemain, avec la méditation nous changeons
progressivement. Inspiration après inspiration, méditation après
méditation, jour après jour, nous travaillons à changer notre
cœur et notre esprit, et les changements s’accumulent
graduellement.
De très anxieux, il est possible de devenir très
confiant en soi. D’être habituellement de mauvaise humeur, il
est possible d’être plus décontracté. Il suffit de faire la
pratique.




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